“Le paysage sublimé” - Exposition de peintures
Exposition de peintures majeures et de lithographies réalisées entre 1987 et 2007 , au Centre d’Art Contemporain Sextius (27 bis, rue du 11 novembre 13100 Aix-en-Provence) du 25 novembre au 8 décembre 2007.
Plus d’infos sur www.mesrot.org
Vernissage le 29 novembre à 18h30
“Le paysage sublimé”
« Notre perception extérieure est un rêve du dedans qui se trouve en harmonie avec les choses du dehors , et au lieu de dire que l’hallucination est une perception extérieure fausse, il faut dire que la perception extérieure est une hallucination vraie »
(Hippolyte Taine)
Peindre pour oublier le sujet: en l’occurrence le paysage.
En abordant ce thème par des choix picturaux oscillant entre la stratification de la lumière, l’horizontalité du temps et la transversalité du sens, c’est la notion de territoire-limite qui est soulevée.
Limite de l’intention, limite de la traduction, limite de l’interprétation.
S’élever, partir, oublier, se souvenir.
Comment piéger la mémoire ?
Les couleurs et les sons, les odeurs, la lumière et les vibrations de l’humanité, si différentes et pourtant si proches…
Comment faire pour que toutes ces hallucinations se cristallisent sur la toile?
Réponse possible : en faisant de la toile un champ d’expérience unique ayant pour point de départ une représentation mentale et esthétique de l’espace.
A la frontière d’une peinture-langage qui se refuse à signifier, à priori, quoi que ce soit, mes toiles sont avant tout des pièges de la mélancolie au sens premier du terme.
Le mélancolique vit dans l’illusion d ‘un monde qu’il n’a pas connu.
J’ai beaucoup voyagé de par la profession de mon père : Tunisie, Madagascar, Cambodge, Burkina-Faso, Indonésie…sont des pays où j’ai longtemps vécu.
On connaît le destin tragique de certains de ces pays.
Mes compositions visent à traduire cet anéantissement du temps et cette fragilité du monde.
Ainsi la peinture comme une possible cartographie de l’imaginaire et de la mémoire.
P.Merot
Mots-clefs : exposition

